Zoo de Mulhouse : tarifs 2026, animaux Ă  voir et conseils de visite

À Mulhouse, la visite ne se limite pas Ă  une succession d’enclos. Sur 25 hectares, le Parc zoologique et botanique rĂ©unit la prĂ©sence animale, les cheminements arborĂ©s et une collection vĂ©gĂ©tale qui change de visage au fil des saisons. FondĂ© en 1868, ce lieu historique accueille aujourd’hui environ 1 200 animaux reprĂ©sentant prĂšs de 170 espĂšces, dans un cadre oĂč le regard passe sans cesse d’un feuillage Ă  une silhouette de fĂ©lin, d’un bassin Ă  une voliĂšre.

Le grand rendez-vous de la visite se situe dĂ©sormais autour d’Horizon Afrique, espace inaugurĂ© en aoĂ»t 2025. Cette zone de prĂšs d’un hectare et demi Ă©voque deux milieux fragiles : la savane zĂ©brĂ©e et la forĂȘt tropicale de Haute-GuinĂ©e. Girafes, zĂšbres, gazelles, cercopithĂšques, flamants roses, reptiles et amphibiens y composent un paysage vivant. Le parc offre ainsi une journĂ©e dense, accessible aux familles comme aux curieux de zoologie, Ă  condition de ralentir un peu : les comportements les plus intĂ©ressants apparaissent souvent lorsque l’on cesse de courir vers l’animal suivant.

En bref

  • Ouverture quotidienne toute l’annĂ©e, y compris les jours fĂ©riĂ©s.
  • Billet adulte en haute saison : 20,50 € ; tarif de basse saison : 14,50 €.
  • GratuitĂ© pour les enfants de moins de 4 ans et tarif enfant de 4 Ă  16 ans Ă  14,50 €.
  • DurĂ©e recommandĂ©e : entre 2 et 4 heures, davantage avec les espaces botaniques et les animations.
  • À ne pas manquer : Horizon Afrique, les grands fĂ©lins, les primates, les espĂšces rares et le jardin botanique.
  • Adresse : 111 avenue de la 1Ăšre Division BlindĂ©e, 68100 Mulhouse.

Zoo de Mulhouse : tarifs 2026, horaires et informations pour préparer sa visite

Le Zoo de Mulhouse est ouvert chaque jour de l’annĂ©e. Cette amplitude donne une libertĂ© prĂ©cieuse, notamment pour privilĂ©gier les pĂ©riodes plus calmes. En janvier, fĂ©vrier et dĂ©cembre, les portes ouvrent de 10 h Ă  16 h. En mars, le parc passe Ă  9 h-17 h, puis Ă  9 h-18 h en avril. De mai Ă  aoĂ»t, les visiteurs disposent de la plus grande plage horaire, de 9 h Ă  19 h. Septembre se termine Ă  18 h, tandis qu’octobre et novembre ferment Ă  17 h.

Ces horaires racontent aussi quelque chose du vivant. Une arrivĂ©e dĂšs l’ouverture permet souvent de profiter d’une lumiĂšre plus douce, de chemins moins frĂ©quentĂ©s et d’animaux encore actifs aprĂšs les soins matinaux. En Ă©tĂ©, une seconde stratĂ©gie fonctionne bien : commencer par les zones ombragĂ©es et les bĂątiments, puis observer les grands herbivores et les oiseaux quand la chaleur dĂ©cline. Les fĂ©lins, par exemple, peuvent choisir le repos aux heures les plus chaudes ; ce n’est ni de l’indiffĂ©rence ni un spectacle manquĂ©, mais une Ă©conomie d’énergie parfaitement adaptĂ©e.

Le plein tarif est fixĂ© Ă  20,50 € du 21 mars au 31 octobre. Entre le 1er janvier et le 20 mars, puis du 1er novembre au 31 dĂ©cembre, le prix adulte est de 14,50 €. Les enfants de 4 Ă  16 ans bĂ©nĂ©ficient d’un tarif de 14,50 €, tout comme plusieurs publics Ă©ligibles Ă  une rĂ©duction, dont les Ă©tudiants, les personnes de plus de 65 ans et certaines personnes en situation de handicap. Les moins de 4 ans entrent gratuitement. Pour une sortie Ă  quatre, le forfait composĂ© de deux adultes et deux enfants atteint 66 €.

PĂ©riode ou public Tarif ou horaire indicatif À retenir
Adulte, haute saison 20,50 € Du 21 mars au 31 octobre
Adulte, basse saison 14,50 € Du 1er janvier au 20 mars et du 1er novembre au 31 dĂ©cembre
Enfant de 4 à 16 ans 14,50 € Moins de 4 ans : gratuit
Forfait famille 66 € Deux adultes et deux enfants
Mai à août 9 h à 19 h La période la plus large pour organiser sa journée

L’achat en ligne est une option utile les week-ends, pendant les vacances scolaires ou lors des grands Ă©vĂ©nements. Le billet peut ĂȘtre conservĂ© sur smartphone, ce qui Ă©vite de patienter au guichet. Avant le dĂ©part, vĂ©rifier le tarif exact et les Ă©ventuelles conditions sur le site officiel reste un rĂ©flexe simple : les montants et modalitĂ©s peuvent Ă©voluer. Cette prĂ©caution vaut pour tous les parcs, qu’il s’agisse de Mulhouse ou d’un sĂ©jour plus ambitieux prĂ©parĂ© avec ce guide des tarifs du ZooParc de Beauval en 2026.

Le parc se trouve au sud de Mulhouse, entre la gare et le centre hospitalier, au 111 avenue de la 1Ăšre Division BlindĂ©e. Les automobilistes venant de Belfort ou Besançon via l’A36 peuvent emprunter la sortie 17, tandis que l’arrivĂ©e depuis Strasbourg ou Colmar passe gĂ©nĂ©ralement par l’A35 et la sortie Mulhouse-Centre. Sur place, la circulation se fait Ă  pied : vĂ©los, trottinettes et rollers ne sont pas autorisĂ©s. Ce choix protĂšge autant la tranquillitĂ© des visiteurs que celle des animaux. La bonne visite commence souvent par une dĂ©cision trĂšs simple : prendre son temps.

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Animaux à voir au Zoo de Mulhouse : félins, primates et espÚces rares

Le zoo rassemble une diversitĂ© qui permet de passer d’un continent Ă  l’autre sans donner l’impression d’un catalogue figĂ©. Les grands fĂ©lins attirent naturellement les regards : tigres de SibĂ©rie, lions d’Asie, panthĂšres des neiges, panthĂšres de l’Amour ou encore panthĂšres de Perse invitent Ă  observer diffĂ©rentes maniĂšres d’occuper l’espace. Un tigre qui avance lentement le long d’un tronc ne « pose » pas forcĂ©ment pour le public. Il inspecte son environnement, utilise ses repĂšres olfactifs, Ă©coute, puis choisit parfois de disparaĂźtre derriĂšre la vĂ©gĂ©tation.

La prĂ©sence de plusieurs fĂ©lins permet aussi de dĂ©monter une idĂ©e tenace : tous ne vivent pas selon la mĂȘme organisation sociale ni dans les mĂȘmes habitats. Le lion d’Asie a une histoire diffĂ©rente de celle du tigre, animal majoritairement solitaire. La panthĂšre des neiges, elle, est adaptĂ©e aux reliefs froids et rocailleux d’Asie centrale. Son Ă©paisse fourrure et sa longue queue ne sont pas des dĂ©tails dĂ©coratifs ; elles participent Ă  la protection contre le froid et Ă  l’équilibre sur les pentes. Observer ces variations aide Ă  comprendre qu’un mot comme « fĂ©lin » rassemble des rĂ©alitĂ©s trĂšs diffĂ©rentes.

Les primates constituent un autre point fort du parcours. LĂ©muriens, gibbons, capucins Ă  poitrine jaune, macaques de Tonkean, sakis, tamarins, atĂšles et cercopithĂšques composent un ensemble particuliĂšrement intĂ©ressant. Dans leurs groupes, les Ă©changes sont rarement silencieux : postures, distances, cris, dĂ©placements et toilettage forment un langage social complexe. Il faut pourtant rĂ©sister Ă  la tentation de traduire chaque geste en Ă©motion humaine. Un individu qui reste Ă  l’écart n’est pas nĂ©cessairement triste ; il peut surveiller, se nourrir, se reposer ou simplement Ă©viter une interaction.

Le parc se distingue Ă©galement par la place donnĂ©e Ă  des espĂšces moins cĂ©lĂšbres. Le propithĂšque couronnĂ©, le cercopithĂšque de Roloway, le macaque de CĂ©lĂšbes, le pĂ©cari de Chaco, le bƓuf musquĂ©, le wallaby des rochers ou le touraco pauline mĂ©ritent qu’on leur accorde quelques minutes. Ce sont souvent ces rencontres qui restent le plus longtemps en mĂ©moire. Le pelage dense du bƓuf musquĂ© Ă©voque les rĂ©gions froides ; le dĂ©placement prudent du wallaby sur les rochers rappelle les paysages abrupts d’Australie ; le plumage du touraco capte la lumiĂšre comme une feuille humide aprĂšs l’orage.

En avril, un couple de paresseux Ă  deux doigts rejoint les espĂšces prĂ©sentĂ©es. Leur lenteur fascine, mais elle ne doit pas ĂȘtre rĂ©duite Ă  une paresse au sens humain. Elle correspond Ă  un mĂ©tabolisme trĂšs particulier et Ă  une alimentation peu Ă©nergĂ©tique. Regarder un paresseux demande presque de modifier sa propre cadence. C’est une excellente leçon d’observation : l’animal ne se met pas au rythme du visiteur, c’est le visiteur qui accepte d’ajuster son attention.

Les oiseaux prolongent cette diversitĂ© avec des manchots du Cap, flamants roses et rouges, ibis, grues, pĂ©licans, perroquets, calaos, chouettes, hiboux, vautours ou casoars. Les reptiles et amphibiens, moins spectaculaires au premier regard, offrent une autre porte d’entrĂ©e : crocodiles nains, boas, geckos et tortues rappellent que l’évolution a produit des solutions Ă©tonnamment variĂ©es pour respirer, chasser, se dĂ©fendre ou conserver l’humiditĂ©. La visite devient plus riche lorsqu’elle ne cherche pas seulement « l’animal vedette », mais les indices d’adaptation visibles dans un bec, une patte, une Ă©caille ou une maniĂšre de se tenir.

Une bonne idĂ©e consiste Ă  choisir trois espĂšces avant de venir et Ă  leur consacrer du temps. Un enfant pourra comparer les pattes d’un manchot, d’un flamant et d’un panda roux ; un adulte pourra suivre les interactions dans un groupe de lĂ©muriens. Le vivant se rĂ©vĂšle rarement au premier coup d’Ɠil. Il gagne en profondeur quand la curiositĂ© remplace la prĂ©cipitation.

Horizon Afrique au Zoo de Mulhouse : comprendre la savane et la forĂȘt tropicale

InaugurĂ© le 1er aoĂ»t 2025, Horizon Afrique reprĂ©sente le plus vaste chantier rĂ©alisĂ© dans l’histoire du parc. Cet espace d’environ un hectare et demi ne cherche pas seulement Ă  accumuler des espĂšces africaines. Il propose un fil environnemental autour de deux Ă©cosystĂšmes menacĂ©s : la forĂȘt tropicale de Haute-GuinĂ©e et la savane zĂ©brĂ©e. Ce cadre donne une cohĂ©rence Ă  l’observation. Une girafe n’est plus seulement une silhouette familiĂšre ; elle devient l’habitante d’un milieu oĂč les ressources, le climat, les plantes et les autres animaux comptent autant que sa taille.

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La savane est souvent imaginĂ©e comme une immense plaine vide, jaune et sĂšche. C’est une vision incomplĂšte. Elle peut ĂȘtre ponctuĂ©e d’arbres, de buissons, de zones humides temporaires et de nombreuses strates vĂ©gĂ©tales. Les zĂšbres de GrĂ©vy, les gazelles et les autres herbivores ne se nourrissent pas tous de la mĂȘme maniĂšre, ni aux mĂȘmes endroits. Leurs morphologies traduisent des rĂ©gimes et des comportements distincts. Regarder leurs tĂȘtes se baisser, leurs oreilles pivoter ou leurs groupes se dĂ©placer permet de saisir la vigilance permanente propre aux espĂšces vivant dans des paysages ouverts.

Les girafes constituent un exemple particuliĂšrement parlant. Leur long cou permet d’atteindre des feuilles hors de portĂ©e de nombreux autres mammifĂšres, notamment dans les arbres. Mais l’animal ne vit pas « au-dessus » de son environnement : il dĂ©pend d’une vĂ©gĂ©tation diversifiĂ©e, d’un accĂšs Ă  l’eau et d’un Ă©quilibre Ă©cologique qui peut ĂȘtre fragilisĂ© par la fragmentation des habitats. Devant elles, une question mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e : que voit-on rĂ©ellement ? Un gĂ©ant spectaculaire, bien sĂ»r, mais aussi une espĂšce dont la survie dĂ©pend d’un territoire plus vaste que le regard ne peut embrasser.

La forĂȘt de Haute-GuinĂ©e, prĂ©sente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, abrite une biodiversitĂ© remarquable mais fortement soumise Ă  la pression des activitĂ©s humaines. Les primates comme certains cercopithĂšques y trouvent nourriture, abri et voies de dĂ©placement dans une architecture vĂ©gĂ©tale Ă  plusieurs Ă©tages. La canopĂ©e n’est pas un plafond vert uniforme. C’est un rĂ©seau de branches, de feuilles, de fruits et de refuges. Un singe qui saute d’un support Ă  l’autre ne fait pas une dĂ©monstration acrobatique destinĂ©e aux humains : il utilise un milieu auquel son corps est adaptĂ©.

Les flamants roses, reptiles et amphibiens prĂ©sents dans cette zone apportent un rappel important : les habitats africains ne se rĂ©sument ni aux grands mammifĂšres ni aux prĂ©dateurs. Les zones humides, mares et riviĂšres nourrissent une multitude d’organismes. Elles filtrent l’eau, accueillent des reproductions saisonniĂšres et crĂ©ent des liens entre les milieux terrestres et aquatiques. Les journĂ©es EAZA organisĂ©es du 11 au 14 juillet autour des zones humides donnent l’occasion de remettre ces paysages discrets au centre de l’attention.

Horizon Afrique permet ainsi une visite plus attentive, Ă  condition de ne pas chercher une reconstitution parfaite d’un continent. Aucun parc ne remplace une forĂȘt sauvage ou une savane parcourue sur des dizaines de kilomĂštres. En revanche, il peut crĂ©er une rencontre concrĂšte, expliquer des interdĂ©pendances et soutenir des programmes de conservation. L’enjeu est de quitter l’espace avec plus de questions qu’à l’arrivĂ©e : quelles espĂšces vivent ensemble, quels milieux les portent, et comment leurs Ă©quilibres peuvent-ils ĂȘtre prĂ©servĂ©s ?

Conseils de visite du Zoo de Mulhouse avec des enfants ou en famille

Une demi-journĂ©e suffit pour parcourir l’essentiel, mais elle peut sembler trop courte si l’objectif est de flĂąner dans le jardin botanique, de profiter des aires de jeux ou de suivre les animaux avec patience. Pour une visite familiale sereine, mieux vaut Ă©viter le dĂ©fi consistant Ă  tout voir. Le parc accueille plus d’un millier d’animaux et une collection vĂ©gĂ©tale d’environ 3 500 variĂ©tĂ©s de plantes. Vouloir cocher chaque nom sur un plan transforme vite la sortie en course d’orientation.

Une mĂ©thode simple consiste Ă  crĂ©er un petit itinĂ©raire thĂ©matique. Par exemple, une famille peut consacrer le dĂ©but de journĂ©e aux primates, puis rejoindre Horizon Afrique et terminer avec les oiseaux ou les animaux des rĂ©gions froides. Les enfants peuvent recevoir une mission d’observation trĂšs concrĂšte : repĂ©rer trois maniĂšres diffĂ©rentes de se dĂ©placer, Ă©couter deux cris d’oiseaux, ou chercher les parties du corps qui aident chaque animal Ă  vivre dans son milieu. Ces questions Ă©veillent la curiositĂ© sans imposer une leçon.

Le parc met Ă  disposition des aires de pique-nique, une aire de jeux, des points de restauration, une boutique, une buvette, un self et une auberge alsacienne. Emporter de l’eau reste utile, surtout l’étĂ©, mĂȘme si la promenade traverse des secteurs arborĂ©s. Les poussettes et personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite doivent pouvoir circuler grĂące Ă  l’accessibilitĂ© indiquĂ©e sur place ; consulter le plan dĂ©taillĂ© avant de partir aide Ă  adapter le parcours. Les visiteurs utilisant des chĂšques-vacances peuvent Ă©galement se renseigner sur les modalitĂ©s d’acceptation.

D’avril Ă  septembre, le Zoo Express effectue un tour du parc pour un supplĂ©ment annoncĂ© de 2 €. Cette option peut soulager les jeunes marcheurs ou offrir une premiĂšre vue d’ensemble. Elle ne remplace toutefois pas la marche lente dans les allĂ©es. Les odeurs vĂ©gĂ©tales, les chants d’oiseaux, les traces de pluie sur les feuilles et les mouvements discrets derriĂšre une vitre ou une branche sont souvent les dĂ©tails qui donnent du relief Ă  la sortie.

  • Arriver tĂŽt pour choisir un rythme calme et limiter l’attente aux pĂ©riodes chargĂ©es.
  • PrĂ©voir une tenue adaptĂ©e Ă  la mĂ©tĂ©o, avec protection solaire ou vĂȘtement de pluie selon la saison.
  • Respecter les consignes : ne pas nourrir les pensionnaires, ne pas taper aux vitres et rester sur les chemins.
  • Faire des pauses afin que les enfants observent vraiment au lieu de seulement passer devant les installations.
  • Consulter l’agenda pour associer la visite Ă  une animation qui correspond aux centres d’intĂ©rĂȘt du groupe.
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L’annĂ©e propose plusieurs rendez-vous : marchĂ© aux plantes les 11 et 12 avril, Madagascar en fĂȘte les 25 et 26 avril, Hopla Nature les 16 et 17 mai, festival de bande dessinĂ©e Groaarrr ! les 13 et 14 juin, journĂ©e DĂ©couverte le 13 septembre, Halloween du 17 octobre au 2 novembre, puis Saint-Nicolas les 5 et 6 dĂ©cembre. Les programmes pouvant ĂȘtre ajustĂ©s, un contrĂŽle avant le dĂ©placement reste prudent. Ces Ă©vĂ©nements permettent souvent d’aborder la biodiversitĂ© par une porte plus ludique, sans perdre le lien avec les enjeux rĂ©els.

Pour prolonger la dĂ©couverte dans d’autres rĂ©gions, comparer les formats de parcs peut ĂȘtre instructif. Un parcours en voiture ou en safari ne produit pas le mĂȘme rapport aux animaux qu’une promenade botanique urbaine ; ce guide consacrĂ© aux animaux et au safari de Thoiry montre bien cette diffĂ©rence. À Mulhouse, l’expĂ©rience repose avant tout sur la marche, l’attention et la variĂ©tĂ© des milieux rencontrĂ©s. Une visite rĂ©ussie n’est pas celle oĂč l’on a tout vu, mais celle oĂč l’on a pris le temps de vraiment regarder.

Parc zoologique et botanique de Mulhouse : conservation, jardins et observation responsable

Créé en 1868, le Zoo de Mulhouse a cĂ©lĂ©brĂ© ses 150 ans en 2018. Cette anciennetĂ© invite Ă  mesurer le chemin parcouru par les parcs zoologiques. Autrefois, beaucoup Ă©taient envisagĂ©s avant tout comme des lieux de prĂ©sentation. Aujourd’hui, leur rĂŽle associe accueil du public, pĂ©dagogie, soins, reproduction d’espĂšces menacĂ©es et participation Ă  des rĂ©seaux de conservation. Le changement ne se rĂ©sume pas Ă  une formule : il demande des installations adaptĂ©es, des Ă©quipes formĂ©es, un suivi des animaux et une coopĂ©ration entre Ă©tablissements.

Le parc de Mulhouse met notamment en avant son engagement dans des programmes de reproduction, de sauvegarde et de rĂ©introduction. Il serait simpliste de penser qu’une naissance en parc rĂšgle Ă  elle seule le dĂ©clin d’une espĂšce. La conservation dĂ©pend aussi de la protection des habitats, du travail menĂ© dans les pays concernĂ©s, de la lutte contre certaines formes de braconnage et de l’implication des populations locales. Pourtant, les populations gĂ©rĂ©es par les institutions zoologiques peuvent constituer un soutien prĂ©cieux, notamment pour des espĂšces dont les effectifs sauvages diminuent.

Le jardin botanique ajoute une dimension essentielle Ă  cette rĂ©flexion. Les plantes ne dĂ©corent pas la visite : elles sont le tissu mĂȘme des Ă©cosystĂšmes. Elles produisent, abritent, nourrissent, protĂšgent et transforment les paysages. Devant un massif fleuri ou un arbre ancien, il est possible de faire un parallĂšle trĂšs direct avec les milieux des animaux observĂ©s. Sans vĂ©gĂ©tation variĂ©e, pas de feuilles pour les herbivores, pas de fruits pour certains primates, pas de cachettes pour les oiseaux, pas de microclimats pour de nombreux insectes.

Regarder de maniĂšre responsable consiste aussi Ă  accepter les limites de la rencontre. Un animal peut ĂȘtre cachĂ©, endormi ou Ă©loignĂ©. Cette situation n’est pas un Ă©chec. Elle rappelle qu’il possĂšde ses propres besoins et son propre rythme. Un visiteur attentif Ă©vite les cris, ne tente pas d’attirer un individu avec de la nourriture et n’interprĂšte pas chaque comportement comme une scĂšne humaine. Cette retenue n’enlĂšve rien Ă  l’émotion ; elle la rend plus juste.

Le parc a accueilli plusieurs centaines de milliers de visiteurs annuels avant les annĂ©es rĂ©centes, avec 325 000 entrĂ©es recensĂ©es en 2019. Cette frĂ©quentation souligne l’importance du lieu dans le Haut-Rhin. Chaque visite peut devenir une occasion de soutenir une approche plus informĂ©e de la biodiversitĂ©, mais aussi de poursuivre l’observation prĂšs de chez soi. Dans un jardin, un square ou au bord d’une riviĂšre, les oiseaux, insectes et plantes racontent eux aussi des histoires d’adaptation.

AprĂšs Mulhouse, pourquoi ne pas choisir une espĂšce observĂ©e sur place et chercher ses cousins sauvages, son habitat, son alimentation ou les menaces qui pĂšsent sur lui ? Cette dĂ©marche transforme une sortie en point de dĂ©part. Le monde animal n’attend pas d’ĂȘtre maĂźtrisĂ© : il demande seulement un peu de prĂ©sence, de patience et l’envie de continuer Ă  regarder.

Quels sont les tarifs du Zoo de Mulhouse ?

Le tarif adulte est de 20,50 € du 21 mars au 31 octobre, puis de 14,50 € en basse saison. Les enfants de 4 Ă  16 ans paient 14,50 €, et les moins de 4 ans bĂ©nĂ©ficient de la gratuitĂ©. Un forfait pour deux adultes et deux enfants est proposĂ© Ă  66 €.

Le Zoo de Mulhouse est-il ouvert toute l’annĂ©e ?

Oui, le Parc zoologique et botanique de Mulhouse accueille les visiteurs tous les jours de l’annĂ©e, y compris les jours fĂ©riĂ©s. Les horaires changent selon les saisons, avec une fermeture plus tardive de mai Ă  aoĂ»t.

Quels animaux sont incontournables au Zoo de Mulhouse ?

Les visiteurs peuvent notamment observer les tigres de SibĂ©rie, lions d’Asie, panthĂšres, ours polaires, pandas roux, lĂ©muriens, gibbons, manchots du Cap, flamants, zĂšbres de GrĂ©vy et girafes. L’espace Horizon Afrique est un temps fort du parcours.

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le parc ?

Une durĂ©e de 2 Ă  4 heures convient Ă  une premiĂšre dĂ©couverte. PrĂ©voir davantage de temps permet de profiter du jardin botanique, des aires de pause, des animations saisonniĂšres et d’une observation plus attentive des espĂšces.

OĂč se situe le Zoo de Mulhouse ?

Le parc se trouve au 111 avenue de la 1Úre Division Blindée, 68100 Mulhouse, dans le Haut-Rhin. Il est situé au sud de la ville, entre la gare et le centre hospitalier.

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